États d’âme, sentiments, émotions, expressions,
richesse du cœur et richesse des yeux.
Tant de mots sont possibles pour décrire ce qui m’émeut et me
trouble même parfois à la rencontre d’un nouveau visage.
Ma démarche artistique est liée à des états d’âme.
Paix intérieure, sérénité, fierté et force, inquiétude, nostalgie,
pensées et émotions battent la mesure de nos vies.
Et c’est là que réside mon inspiration.
Depuis toujours, l’art accompagne Lucie Rondeau. Longtemps attirée par la musique, elle découvre peu à peu que son langage émotif s’exprime plutôt par la matière et le geste. Début quarantaine, elle décroche un certificat en histoire de l’art de l’Université Laval à Québec. L’analyse et l’interprétation de nombreux tableaux au cours de ses études la stimulent à renouer avec la création, en esquissant de nouveaux portraits. Elle assiste à plusieurs classes. La retraite venue elle se consacre pleinement au dessin et à la peinture, guidée par ce plaisir pur et essentiel de créer.
Aujourd’hui représentée par la https://www.galerielechiendor.com/ elle ne cesse d’explorer. Elle s’inspire de visages féminins qui sont inévitablement plus proche d’elle. Ses modèles sont souvent des photographies de femmes, non pour en faire une copie fidèle, mais pour y déceler la résonnance d’un regard, d’une émotion, d’une expression. Ses portraits ne sont jamais figés puisqu’elle cherche des visages qui murmurent, des expressions libres où se révèlent la beauté, la fierté, parfois une pointe d’arrogance. Mais, au‑delà des traits, c’est vers les états d’âme qu’elle se tourne, ces mouvements secrets qui, dit‑elle, « battent la mesure de nos vies ».
Après l’acrylique sur toile ou sur panneau de bois, Lucie s’est tournée vers le fusain, plus brut, plus libre, comme un retour à l’essentiel. Le graphite et le fusain lui offrent la puissance d’un trait qui intensifie un regard, qui caresse l’arrondi d’une courbe. Elle s’abandonne aux lignes, aux noirs profonds du fusain, et de cette danse naissent la profondeur et l’émotion.
Installée à L’Isle-aux-Coudres, au cœur du fleuve Saint-Laurent, Lucie puise aussi son inspiration dans la nature environnante : le fleuve, ses vagues et la vie foisonnante qui l’entoure, toujours en mouvement qu’elle exprime à travers des jeux subtils de lumière et d’élan. Refusant toute monotonie, sa peinture et son dessin sont chez elle une quête de liberté d’expression et de sensibilité invitant le spectateur à ressentir, lui aussi, cette liberté intérieure qui anime son processus créatif.

"Créer un portrait un portrait est devenu un acte inspiré et très personnel"

