la résilience

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Ces deux dernières années, 2020-2021, on ne les oubliera jamais. Parvenir à la résilience est devenue nécessaire à notre santé mentale.

 

Ma démarche s’inscrit dans l’illustration du processus, conscient ou non mais certainement ressenti, qui mène vers la résilience. Ces étapes nécessaires sont parfois surhumaines à traverser pour certaines personnes alors que chez d’autres la résilience est atteinte d’emblée, comme innée, telle une force tranquille et bienveillante mise au service des autres. J’ai beaucoup pensé à ma mère en créant ces visages; je la voyais subir ce processus. S’est-elle rendue à la résilience…oui mais elle a beaucoup souffert.

 

J’ai donc dessiné des portraits de femmes parce que je crois à leur force de caractère et à leur résilience naturelle. Victimes d’abus, elles doivent régulièrement se battre pour leurs droits fondamentaux. La réalité actuelle des femmes afghanes me touche et me perturbe profondément. Les féminicides cruels et de plus en plus nombreux ici même au Québec me dévastent et m’indigent. Nous devons être fortes, nous sommes fortes.

J’ai puisé mon inspiration dans les mécanismes de défense mis en place par nous les humains pour combattre les répressions. Chacun de mes portraits illustre une étape, un ressenti par lequel nous apprenons à rebondir pour éviter ou pour affronter une situation traumatique.

 

J’ai travaillé mes dessins avec le fusain et le graphite sur du papier aquarelle qui retient bien ces médiums. J’ai parfois intégré des accents de couleurs avec des crayons de bois ou de l’encre.

 

J’ai interprété les expressions de mes portraits avec des touches plus intuitives. J’ai utilisé des marques affirmées et brutes pour former des tensions autour du visage et j’ai conservé sa douceur naturelle en signe d’espoir.